r

o
60000 visiteurs par an, en moyenne
|
"L'Abbaye", pour nous, ce n'est pas d'abord ni surtout un
"Monument
Historique". C'est avant tout un lieu de vie, de rencontres,
d'échanges
; un lieu d'expérience humaine, spirituelle. Certes, le
bâtiment (tout
spécialement l'abbatiale romane) y joue un rôle
central : c'est lui,
avec son histoire contrastée, qui accueille et rassemble
tous ceux qui
y vivent et tous ceux qui y viennent.
La communauté religieuse
résidente s'efforce d'y poursuivre, à sa
façon, la vie et la prière des
moines qui l'ont construite et habitée durant sept
siècles ; mais sa
vocation n'est pas monastique, et c'est pourquoi elle vit de
façon très
ouverte avec les personnes qui veulent découvrir l'abbaye et
partager
un peu de son existence : habitants des environs, visiteurs, touristes,
amis de passage... Elle n'oublie pas non plus les deux
siècles de vie
paysanne (1790 - 1972) où l'abbaye était devenue
un hameau du village
des "Crottes" (aujourd'hui Crots) et dont les marques sont
encore bien
présentes dans l'architecture aujourd'hui.
Bref, l'Abbaye de
Boscodon, propriété de l'Association des Amis,
lieu de résidence d'une
communauté religieuse, est et veut demeurer un espace offert
à tous
ceux qui sont en recherche de racines, de sens,
d'épanouissement
humain, spirituel et éventuellement religieux.
Cependant, vouloir découvrir ce lieu prestigieux, avec son
environnement de montagnes et de lacs, c'est d'abord pouvoir se
loger...
|
Hélas, l'Abbaye ne dispose pas d'une hôtellerie
et ne peut donc recevoir. C'est pourquoi nous vous proposons de consulter le Site Internet de CASAMUNDO, Locations de vacances Europe. Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :
Rappel : le Gîte de montagne voisin "Le Cellier des Moines" peut aussi vous accueillir :
Tel. 04 92 43 00 50 - www.gite-boscodon.com/
|
|
L'Association des Amis de l'Abbaye de Boscodon (A.A.A.B.)
s'est
constituée au tout début de la renaissance de
l'abbaye
(juin 1972) afin de racheter et remembrer les bâtiments. Il
s'agit d'une association laïque, dont le but
déclaré
est la restauration, la gestion et l'animation de l'Abbaye de Boscodon,
monument historique.
Elle le réalise grâce
à ses
membres (un millier de personnes), dont certains sont des religieuses
et religieux qui se sont constitués en communauté
résidente, et aussi des laïcs chrétiens
qui forment
une large "communion" autour de et avec la communauté.
C'est l'originalité de ce que nous
aimons appeler "l'Abbaye" que
de faire vivre et œuvrer ensemble laïcs et
religieux,
bénévoles et salariés, de
façon
harmonieuse, dans un but tout à la fois culturel et cultuel.
L'Association, propriétaire des lieux,
héberge gratuitement la communauté religieuse
dans l'aile
des moines (aile est de l'abbaye), laquelle en assure le gardiennage et
une partie des activités d'animation. |
 |
Si vous souhaitez nous rejoindre comme membre de l'Association des Amis de l'Abbaye de Boscodon,
et participer ainsi à toute la vie de l'Abbaye et à l'amitié qui nous unit, laïcs et religieux,
prenez contact avec nous ou bien avec un membre de l'association que vous connaissez. |
La communauté religieuse s'est
constituée, en
esprit, dès le début de la renaissance de
l'abbaye, c'est
à dire depuis 1972. Mais sa constitution formelle comme
"Communauté Saint-Dominique" date des années 1990.
Son originalité tient à sa
mixité
(religieuses et religieux de divers ordres et
congrégations).
L'initiative revient à
l'ordre des Dominicains ; mais la communauté comprend
actuellement, outre
deux moniales dominicaines et trois frères dominicains, un
moine cistercien,
trappiste, de Tamié.
|

La communauté en août 2010
|
La communauté, reconnue par
l'évêque de Gap,
est aidée par un "conseil de tutelle" comprenant
les
supérieurs respectifs des sœurs et
frères.
a
Ses
membres participent, à l'occasion, aux activités
pastorales du diocèse. Ils sont membres de l'Association
A.A.A.B.; à ce titre, ils assurent le gardiennage de
l'abbaye et
participent à l'animation culturelle du lieu.
La communauté assure l'office quotidien
et la messe
des dimanches et fêtes, auxquels sont invitées
toutes les
personnes qui désirent partager leur prière. |
Depuis le début de la renaissance de l'Abbaye, des
laïcs chrétiens de tous âges se sont
associés
étroitement à l'aventure commencée par
des
religieuses et religieux, soit pour la création et
l'animation
de l'Association des Amis de l'Abbaye, soit pour les chantiers de
déblaiement et de fouilles, soit pour l'accueil des
visiteurs et
l'animation du lieu.
Ensemble, religieux et laïcs forment
ainsi une
véritable "communion" d'amitié, de
prière, de
recherches historiques, archéologiques, d'action,
d'accueil
et d'apostolat.
Cette communion a pris, à un certain
moment, la
forme d'une association (Association Notre-Dame de Boscodon : A.N.D.B.)
partageant les responsabilités confiées par
l'Association
propriétaire (A.A.A.B.) : tâche de gardiennage et
d'animation du lieu.
Certains de ces laïcs associés
à la
communauté habitent tout près de l'abbaye : ils
viennent donc
régulièrement partager la vie, la
prière et les
activités de la communauté résidente.
D'autres, à l'inverse, habitent des
régions
de France éloignées : ils viennent alors de temps
en
temps, surtout l'été, pour une semaine ou
davantage.
Mais, lorsque les uns ou les autres sont
présents,
ils partagent entièrement les locaux et la vie de la
communauté. Il ne s'agit donc en aucun cas de personnes
"hébergées", retraitants ou autres... |

0
Repas
fraternel sur la terrasse de l'aile des convers |
Communauté religieuse et Laïcs chrétiens en communion
se reconnaissent dans une "Charte" qu'ils ont élaborée ensemble,
sujette à des évolutions éventuelles,
et dont voici le texte :
CHARTE DE LA COMMUNION DE BOSCODON
Texte révisé le 1er mai 2009
|

0
Vallée de la Durance,
vallon de Boscodon
et chaîne du Parpaillon |
Située
dans un très beau cadre de montagne, à 1150 m
d'altitude,
l'abbaye de Bosocodon est un remarquable monument du XIIe
siècle.
Ce fut la plus grande abbaye de la
région et la
principale maison de l'ordre de Chalais (proche de l'ordre de Citeaux)
qui s'est répandu au moyen âge dans le
Dauphiné e
tla Provence.
Appelés par le
seigneur Guillaume de Montmirail, propriétaire du territoire
de Boscodon (de bosc,
forêt et dun,
hauteur), des moines de Chalais arrivèrent en 1142. Ils
commencèrent aussitôt la construction de
l'église
abbatiale, qui dura 32 ans, et édifièrent ensuite
les
bâtiments claustraux formant classiquement un
quadrilatère
entourant le cloître.
À partir de la
seconde moitié du XIVe
siècle, d'incessantes guerres (Guerre deCent Ans, guerres de
religions, guerre entre France et Savoie...) et de fréquents
raids de pillards mirent à sac les bâtiments
monastiques
et le cloître, épargnant heureusement l'abbatiale.
Les reconstructions, restaurations et
agrandissements des
bâtiments ont apporté des transformations
architecturales
importantes (XVe, XVIIe et XVIIIe siècle).
L'abbaye chalaisienne est devenue
bénédictine à la fin du XIVe
siècle.
|
Confisquée par
l'archevêque d'Embrun vers 1770, l'abbaye cesse
d'exister en tant que telle, transformée en centre
d'exploitation
forestière pour le commpte de l'archevêque.
- La révolution de 1789 la
transforme en bien national, vendu par morceaux à un
vingtaine de
familles paysannes qui en font ainsi un hameau de la commune des
Crottes, avec une école.
Elle va être peu à
peu rachetée à partir de
1972 par l'Association des Amis de l'Abbaye de Boscodon et
classée
"Monument Historique" en 1974.
L'aile des moines et l'espace du
cloître en 1972
|
 |
Aile Est de l'Abbaye au tout
début de la restauration (vers 1976)


Chantier de jeunes : fouilles dans l'espace du
cloître et Messe de chantier |
Tout était parti
de Chalais, tout va repartir de Chalais.
Le compromis
de vente de l'abbaye est signé le 22 janvier 1972 par la
sœur Jeanne
Marie, moniale de Chalais devenu monastère de
dominicaines.
En juin de
cette même année, une association se constitue
avec 12 membres afin de lancer "le
remembrement, la restauration et l'animation de l'abbaye de Boscodon".
Commencent alors les
chantiers de jeunes bénévoles,
tandis que les moniales dominicaines assurent une présence
priante, l'été, à la demande de
l'évêque de Gap, Monseigneur Coffy.
Le classement des
bâtiments remembrés comme "Monument
Historique", intervenu en octobre 1974, permettra une
première
campagne de restauration, de 1977 à 1979, grâce
à
la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et
aux
nombreux donateurs.
Dès 1978, un
important travail de recherche historique et
archéologique permet le remembrement des bâtiments
claustraux.
Architecte en Chef des
Monuments Historiquees en charge de Boscodon depuis 1980,
Francesco Flavigny prendra le parti fondamental de restaurer en se
fondant sur les données archéologiques dominantes. |
Partie
par partie
- L'objectif
premier fut de déblayer les locaux et de permettre ainsi
- à une communauté permanente de vivre
immédiatement
sur place.
-
L'abbatiale

L'abbatiale en 1972 |

La
même après restauration
|
La chapelle
Saint-Firmin
- La chapelle,
construite à
la demande de l'Abbé commendataire,
- fin XIVe
siècle,
avait fait l'objet des premiers soins (1976-1977)

La chapelle
Saint-Firmin en travaux
|

La
même, restaurée |
À
l'extérieur, la
maison abbatiale en ruines, et par conséquent dangereuse, a
été détruite en 1974.
S'opéra
alors la réfection de la toiture de l'église
abbatiale en mabrdeaux de mélèze,
ainsi que des baies et parements en pierre de cargneule issue du
torrent du Colombier.
L'aile des moines
- La
première partie des
travaux s'est effectuée entre 1983 et 1987.
- Le
travail le
plus ardu consista à consolider le bâtiment, le
mur Est
reposant sur un important remblai.
- Une fois
réalisé, ce
travail a permis la restauration des façades et du toit.
- Une
grande partie des éléments architecturaux ont
été repris, tant sur les façades
- (porte romane ou
fenêtre du XVIIIe siècle sur la partie sud)
- qu'à
l'intérieur du corps du bâtiment, aujourd'hui habitat
- de la
communauté résidente
(cheminées et alcôves des cellules monastiques).

Façade Est de l'aile des moines, 1972 |

Façade Est de l'aile des moines, après
restauration
|
L'aile des
"officiers"
- En 1975, lors des premiers coups de pioche à
l'ouest de
l'espace du cloître, apparition de vestiges d'un
bâtiment
conventuel. À partir de 1981, des campagnes de
dégagement
permettront de retrouver escaliers, planchers et fragments de vaisselle
du XVIIIe siècle. Ces campagnes
révéleront
l'existence antérieure d'un cellier allant de
l'entrée
primitibe du monastère au parvis de l'abbatiale ainsi que
des
aqueducs médiévaux d'amenée d'eau vers
le
cloître. Cette aile ouest fut convertie plus tard (XVe s.) en
trois, puis cinq logis pour les moines dotés d'un "office"
et
nommés de ce fait "officiers". On découvrit aussi
que ce
bâtiment existait sur deux étages, permettant
d'aménager une cave pour chaque officier. Grâce au
mécénat et aux subventions des
collectivités, ce
bâtiment fut relevé dans les années
1994-1995.

Aile des
officiers après les fouilles
|

Aile des officiers relevée et restaurée |
- Dans la partie sud
du cloître se trouvait l'aile des convers, qui fut
détruite par les incendies de la fin du XIVe
siècle et ne fut jamais
reconstruite, les convers ayant pratiquement disparu. Les
moines au XVe siècle, refermèrent l'espace du
cloître par un simple mur
auquel la galerie sud du cloître était
adossée.
La restauration a
consisté d'abord à relever ce mur du
XVème, puis à construire une salle
de conférence en rez-de-cloître, reprenant les
fondations des murs
médiévaux ainsi que deux portes.
|

Le mur sud du cloître, relevé
(ancienne aile des convers) |
- On a
pris aussi le parti d'aménager une terrasse à
l'étage
où se situait à peu près le dortoir
des convers jusqu'au XIVe siècle, qui sert à
la communauté , aux
beaux jours, pour recevoir amis et collaborateurs.
Actuellement
la grande salle du rez-de-cloître, qui correspond
à peu près à
l'emplacement de l'ancien réfectoire de l'abbaye, accueille
une
exposition d'outils anciens et traditionnels ainsi qu'un
parcours
pédagogique sur la construction d'une abbaye au moyen
âge, avec une
maquette de l'abbaye telle qu'elle devait être au XIIIe
siècle.
|
Les galeries
couvertes du cloître ont été
démolies et reconstruites
deux fois au cours des siècles et finalement
remplacées, au XVIIe
siècle, par des couloirs fermés.
Il
était donc impossible, autant pour
des raisons archéologiques que financières, de
reconstruire ces quatre
galeries.
Le parti fut pris de remettre en place les pierres
retrouvées des arcades, des colonnes et du mur bahut, afin
de présenter
deux exemples pédagogiques :
une double arcade du XVe
siècle, sur
l'aile ouest, et une galerie complète du XIIIe
siècle le long de
l'église, au nord. |

Juillet 2010
Voir "Vie à l'Abbaye"
|
La couverture sur charpente, en
mélèze, des galeries anciennes est évidemment refaite à l'identique.
Le mur bahut, relevé, dessinera
l'ensemble du cloître, alors que le côté
Est (le long de l'aile des
moines) demeurera sans couverture, afin de respecter la restauration
faite du balcon de bois de l'ancienne école et du logement
de l'insti tutrice (XXe siècle).
Les travaux auront duré trois ans et vont s'achever au début de l'année 2011. |
Pour en savoir plus
Livres,
Cahiers et Livrets publiés par l'Abbaye.
Voir
page "Librairie" :
"Publications de l'Abbaye"
|